31/07/2005Comme ciC'que j'suis heureuse, ma chère, j'en perd la tête,
Ce n'est pas d'l'amour pour plaisanter.
Du beau Raoul, j'ai su faire la conquète,
Je suis aimée et j'peux m'en vanter.
Cet amant-là m'a déjà fait connaitre
Le désespoir, les pleurs etcetera...
Il voulait même me jeter par la f'netre.
Ah ! Quel plaisir quand on vous aim' comm' ça !
Quand on vous aîmeux, Quand on vous aîmeux, Quand on vous aim' comm' ça.
La première fois qu'il m'offrit sa tendresse,
Il me fit peur tant il roulait des yeux.
Depuis c'temps là, quand y'm'fait une carresse,
J'en porte la marque et j'ai le bras tout bleu...
A ses plaisirs, souvent je me dérobe
Car pour m'aimer je sais que cet horreur
Va m'déchirer mon jupon et ma robe.
Aaaah !! Quel plaisir quand on vous aim' comm' ça !
Quand on vous aîmeux, Quand on vous aîmeux, Quand on vous aim' comm' ça.
Quand y'm'soulève, pas moyen que j'm'échappe.
Y'm'serre si fort ah aaah j'perds la respiration !
Quand sur la joue, y'm'colle une tite tape,
Tout'd'suite tout'd'suite huuuuiiif ça m'fait comm' une fluxion !
Si m'presse la main, j'suis sûre qu'y va m'la tordre.
Si m'touche le doigt, j'suis sûre qu'il l'écrasera.
Y'a pas moyen qu'y m'embrasse sans me mordre.
Aaaah Aaaah... Quel plaisir aaah quand on vous aim' comm' ça !
Quand on 'ous aîmeux, Quand on 'ous aîmeux, Quand on vous aim' comm' 'a.
Quand il veut bien m'emmener à la promenade,
Suivant des ch'mins couverts et poussièreux,
S'y passe quek'part un ou deux gars
Il faut tout'd'suite tout'd'suite tout'd'suite que j'baisse les yeux
Si je m'retourne alors, il faut voir comme
Raoul me pince en me disant tout bas :
"J'te casse la gueule si tu r'garde un autr' homme !"
Aaah aah... Quel plaisir aaah quand on vous aim' comm' ça !
Quand on vous aîmeux *PAF* aaah, Quand on vous aîmeux *PAF* aaaah, Quand on vous aim' comm' ça.
Yvette Guilbert, Quand on vous aim' comm' ça, 1933
C'est fou !
DesideriumJ'adore aller chez mon ami Jean-Yves, j'y découvre toujours beaucoup de choses. Il aime bien remplacer mon papa et me faire manger des légumes et des fruits, m'expliquer les mots et les choses, me donner les pistes des portes que je dois ouvrir...
Ce soir, j'y ai découvert le gaspaccio carpaccio de thon, le pain vendéen à l'ail, l'iso400, l'origine sidérale et latine du désir et Yvette Guilbert.
Partie Carrée, entre les Boudins et les Boutons.
Il y avait un nommé Boudin.
Il y avait un nommé Bouton.
L'un pourvu d'une madame Bouton,
Et l'autre d'une madame Boudin.
Au Sacré Coeur, madame Bouton
Avait connu madame Boudin.
Au Condorset, monsieur Boudin
Avait connu monsieur Bouton.
Tous les dimanches les Boudin,
Offraient le spectacle aux Bouton.
Mais en revanche les Bouton
Payaient à souper aux Boudin.
On ne voyait pas les Bouton
sans voir aussitôt les Boudin.
Quand on invitait les Boudin
Fallait inviter les Bouton.
La bottier de monsieur Boudin
Bottait aussi monsieur Bouton.
Le couturier de madame Bouton
Couturait même madame Boudin.
Comme position monsieur Bouton
Vendait des chapelets de boudins.
Comme position monsieur Boudin
Vendait des chapelets de boutons.
Naturellement, monsieur Boudin
faisait d'l'oeil à madame Bouton.
Naturellement, monsieur Bouton
faisait d'l'oeil à madame Boudin.
De sorte que madame Bouton
Faisait avec monsieur Boudin
Juste ce que madame Boudin
Faisait avec monsieur Bouton !
Un beau matin monsieur Boudin
Dit "J'vais être père, mon vieux Bouton !"
"Ah c'est épatant", répond Bouton,
"J'vais l'être aussi mon vieux Boudin !"
C'est ainsi que madame Bouton
Mis au monde un petit Boudin.
C'est ainsi que madame Boudin
Mis au monde un petit Bouton.
Voilà.
Yvette Guilbert, Partie Carrée, 1934
C'est fou !
28/07/2005Noctambule...
Je n'aime pas faire des photos de mon buste... J'ai vraiment besoin de muscle. Et de soleil... Kikikéleméchant ?"Moi je m'étais sincèrement accroché à toi, et soudain ce sentiment d'impuissance mélé à l'idée stupide, sans doute, mais pertinente d'avoir été abusé m'envahis. Je n'ai pas pu m'empècher de sombrer dans la mélancolie de l'échec, si chèrement payé, pour un amour si chèrement souhaité." |
Je viens encore de faire du mal à un garçon. Je cris, je cris, que j'ai besoin d'amour, et quand quelqu'un m'en apporte sur un plateau d'argent, je le salis et l'abîme. Je me dis que cette douleur physique qui m'exite et que je demande, je ne la veux que pour me punir de ce mal qui me ronge et qui blesse ceux qui s'approchent de moi.
*Pampa*
Comme c'est bien trouvé. Ca pique les cactus. Et c'est arride le désert.
La chose qui fait le plus peur à Didine, ce n'est pas que je me fasse casser la gueule par un plan cul, à la rigueur, c'est ma vie, mais ce qui l'effraie et l'énerve, c'est que je puisse avoir envie de me faire casser la gueule par un plan cul. C'est vrai qu'aujourd'hui je suis calmé, après ce qui m'est arrivé, et que j'ai envie de tout sauf de coups, mais je reste dans un trip de soumission sexuelle. Je déteste être le plus fort, et pourtant, dans la majorité de mes relations, je suis le dominateur, celui qui porte la culotte, en quelques sortes. Ce n'est pas une envie, mais l'amour rend les gens mous et soumis, l'amour que les garçons me portent les rends pitoyable et docile. Dans ces moments là, je me complait dans ce rôle de dominateur sévère et dur, je distille mon amour et mon affection. Pourtant, en temps normal j'en déborde et j'étouffe de ne pas pouvoir donner tout ces sentiments qui dégouline de tous les ports de ma peau. Je deviens ce maître cruel et je fais du mal, je regarde l'autre souffrir sans même me délecter. J'attends qu'il réagisse, qu'il me montre que je n'aime pas la larve qu'il me montre, l'éponge à sentiment gorgée d'espoir qu'il est devenu. Et je me fais du mal. Mal d'être comme ça, mal de faire souffrir l'autre, mal de ne pas lui ressembler.
Je n'aime pas l'amour. Les mecs qui m'ont procuré les sentiments les plus vifs ont été ceux qui m'ont donné le moins d'amour, ceux qui ont été les plus froid et distant. Et de nouveau j'ai souffert. Souffert de ne pas en avoir assez, de ne pas récupérer tout ce que je donnais. Et je me suis vidé.
Ce que redoute Didine, donc, c'est mon comportement auto-destructeur. Je me flagèle avec mes mots, je me brûle avec mes sentiments, je me scarifie avec mes comportements... Je me tue avec mes pensées. Les gens qui décèlent cette face cachée de mon être ne peuvent qu'y succomber, et pourtant elle leur fait peur, et ils ne la comprennent pas. Pas plus que moi-même. " Tant de souffrance en toi...".
Mon but avoué est d'apprendre à m'aimer. Mais comment ?21/07/2005ProtectionnismeJe ne sais pas ce qu'on les gens en ce moment, mais tout le monde m'appelle Bonhomme ou Mon Bonhomme...
Je sais que j'ai besoin d'être protégé, mais à ce point ça devient déstabilisant !
Mon copain, avec qui je suis depuis une semaine, m'appelle comme ça. Mes collègues, pour certains, m'ont nommé comme ça. Mes amis, les yeux plein de tendresse, me qualifient comme ça. Même des gars que je connais pas, sur des sites de rencontre, m'ont appelé Petit Bonhomme !
C'est flippant. J'adore cet élan de bonté, cet amour tendre qui se déchaine autour de moi, mais à la fois ça m'étouffe, ça met ma confiance en doute. Et/ou ? Je coche au milieu !
20/07/2005J'ai Gagné.Comme le tabou est alléchant. Comme le tabou est flippant. Comme j'ai eu des réactions, toutes plus vives les unes que les autres à mon dernier article.
Peur.
Incompréhension.
Envie.
Choc.
Dégout.
Exitation.
...
Intelligence.
Certains m'ont compris. Certains me connaissent. Lui me connait. Lui ma compris.
Lui : " Tu voudrais qu'il prenne en charge ton désir et tu es prêt à le payer de ton âme. Tu voudrais t'abandonner à lui pour preuve ultime de ton amour et la douleur serait la marque de son respect. Et les traces qu'il laisse sur toi seraient celles de ton désir pour lui... Quelle incroyable ironie ! Ne sens-tu pas que ce désir n'est qu'un jeu de rôles, qu'un simple jeu ? Qu'un simple exercice de volonté ? Tu te dépasses, tu te transcendes en ce jeu de l'abandon de soi à l'autre et tout cela est très simple dans le scénario proposé-désiré-imposé. Et pourtant, encore une fois, la répétition du même jeu induit la même expérience, le même dépassement, la même transcendance : la même démonstration et le même résultat. Le cercle est bouclé. Il n'est ni vicieux ni vertueux : il reste bien sagement à la même distance du centre. Ce n'est pas à mes yeux la question du respect de soi qui est en jeu, ni celle d'aimer être dominé ou d'aimer dominer l'autre. Ce n'est que jeu de rôles avec les peurs qu'il suscite ou ses propres peurs que l'on veut y dépasser. Et l'exercice ne me paraît pas inutile ni vain, surtout si le désir y est présent. Mais dans ce jeu-exercice, tu ne te livres pas à l'amour, il me semble. Ou bien tu ne nous dis pas que c'est ce maître que tu aimes. Disons que ce que tu aimes en ces jeux, c'est le respect pour ton désir, le respect pour ton abandon à l'autre. Je crois que tu aimes cette preuve d'amour particulière, cette preuve d'être capable d'aimer, dans ces "conditions aux limites" que tu t'infliges. Il me semble que tu es prêt, que tu t'es complètement prouvé ta capacité d'abandon de soi à l'autre. Passe à l'étape suivante : l'abandon de soi... à soi-même."
Moi : " pffou tu dis des trucs compliqués !! Va falloir que je le relise plein de fois avant de comprendre. Mais je peux te donner un début de réponse. Non je n'aime pas ce maître, et oui j'aime le respect, et ces conditions extremes. Un exercice de volonté, voilà qui est bien situé. J'ai besoin de me prouver des choses, de me prouver que je peux le faire, que je peux résister. Et je ne suis pas au bout de mes peines, il me reste beaucoup à me prouver. Je ne crois pas en moi et je n'ai pas confiance en moi. Mais tout cela est recouvert d'une couche de fierté et d'assurance destabilisante, qui fait que je veux détruire le Moi qui a peur, je veux renforcer le Moi qui est le plus fort, celui qui sait résister à la douleur. C'est dans ses moments que j'apprend la vie. Que je prend conscience de la conscience et de l'Humanité. Je grandis, chaque fois plus. La seule gravité de mon acte a été que j'ai failli me prendre au jeu, devenir son esclave. Le seul danger n'est autre que l'incapacité à arrêter. Il m'a demandé d'écrire ça dans mon journal, et c'est ce qui m'a libéré, et ce qui l'a perdu. Comme quoi il joue bien son rôle. Il me rend plus fort. Plus fort que tout. Plus fort que lui. Etape suivante : l'abandon de soi. à soi même. "
La fierté.
La force.
...
L'amour.
Cet Amour qui fait tout partir en couille, cet Amour qui rend faible, cet Amour auquel j'aspire, cet Amour qui me rend plus fort. L'Amour. 18/07/2005Des noeudsJ'ai réussi à dénouer ma langue, et ce que je n'arrivais pas à dire a fini par sortir. J'avais toutes ces choses qui me brulaient la langue mais qui étaient bien trop brûlantes pour en parler... Et ce soir, j'ai réussi à raconté ma douleur et mes envies à Sébastien, à avouer mes peurs et mes fantasmes, à dire ce que je redoutais d'accepter.
Je suis allé voir un mec pour qu'il me tape et qu'il me soumette à ses désirs. J'ai voulu assouvir ce fantasme qui me donnait des frissons dans le dos et me faisait bander. J'ai voulu pousser ma curiosité dans ses derniers retranchements.
Et ça m'a plut.
J'ai eu mal, très mal, j'ai eu des marques. J'ai dit à mon travail que je m'étais battu, et pendant qu'une de mes collègues carressait mon oreille bleutée, ils se disaient qu'ils ne supportaient pas la violence, que c'était honteux de taper sur les gens. Ils me voient chaque jour, gentil et innocent, et surtout inoffencif. Jamais ils ne se seraient imaginé tout ça.
Et j'y suis retourné.
La peur au ventre, je ne voulais pas me faire taper. Mais j'étais irresistiblement attiré par la force brute et la protection qu'il pouvait m'apporter. Parce qu'au delà de ses coups, c'est son aura dominante et rassurante qui me faisait vibrer. Il m'a rassuré, il m'a expliqué que je ne devait pas avoir honte. Il m'a dit d'en parler dans mon journal pour que je n'ai plus peur.
Et je ne veux plus avoir peur.
Sébastien m'a donc envoyé un gentil texto, après que nous ayons raccroché en nous disant que nous nous aimions. Nous sommes tout l'un pour l'autre, et malgré tous les efforts que j'ai fait pour le faire sortir de ma vie à une certaine époque peu glorieuse, je l'aime toujours autant. Ce que je lui ai dit l'a fait flipper. Il comprend très bien qu'on ait besoin de se faire dominer, et même beaucoup plus. Mais jamais il ne supportera qu'on me fasse du mal. Jamais il ne pourrait faire du mal. Jamais je ne dois accepter qu'on me fasse du mal.
| "Je ne veux plus jamais que quelqu'un te fasse du mal mon Tinou. Ca me fait trop de mal de t'imaginer souffrir. Je te laisserai jamais seul, je t'aime plus que tout. Je serai bientot là pour te donner plein d'amour." |
"Respecte toi" m'a écrit Aurélien.
PS : Je sais ce que tu vas dire. Que je mens. Je m'en fous. Mon blog est le reflet de mon coeur. Pas de la vérité.16/07/2005GentilAujourd'hui, j'ai eu une charmante dame au téléphone, à qui j'ai parlé doucement et gentilment pendant 20 minutes. J'ai été patient et je lui ai tout expliqué, je l'ai écouté et je lui ai donné satisfaction.
En raccrochant, elle m'a dit "Vous êtes très gentil. Merci.", en insistant beaucoup.
Alors que la tonalité du téléphone retentissait dans mon oreille, je me suis dit "Oui, je suis gentil... Alors pourquoi on me tape sur la gueule ? C'est injuste."
J'ai posé mon casque, doucement, et j'ai eu envie de pleurer. Depuis la nuit de mercredi je suis plus que très fragile, mes larmes montent facilement et mon coeur s'est fait de porcelaine. Peut être est-ce un bien. Peut être même que je me suis enfin accepté, en entier, que je me suis libéré. Mon esprit maintenant libre et léger a quitté ce corps torturé de peurs et de regrets, de haine et de douleur. Ce n'est pas facile d'assumer tout ça, chaque fois que mon esprit veut retrouver mon corps, celui-ci souffre et retrouve ses maux et ses douleurs, sa peine et ses larmes.
Je me pose la question ultime. La question à laquelle je ne veut pas de réponse, de peur qu'elle ne me plaise. L'abandon de soi à l'autre, à celui que l'on aime. Lui être soumis et obéissant, ne vivre que pour lui et pour ce qu'il acceptera de donner, est-ce vivre finalement ?
Je pleure, pensant que mon seul Sucre serai l'amour, celui qu'il ne pourrait jamais me donner.
Je suis brisé. Ce long travail ne fait que commencer, pire qu'une analyse, plus violent et plus rapide, a déjà commencé à faire son oeuvre, mais j'ai pourtant envie d'abandonner. Et de continuer. 14/07/2005Ta Douleur.
Give it up, do as I say
Give it up and let me have my way
I'll give you love
I'll hit you like a truck
I'll give you love
I'll teach you how to
I'd like to put you in a trance
Erotic, erotic
Put your hands all over my body
Erotic, erotic
Erotica, romance
I'd like to put you in a trance
Erotica, romance
Put your hands all over my body
I don't think you know what pain is
I don't think you've gone that way
I could bring you so much pleasure
Only the one that hurts you
Can make you feel better
Only the one that inflicts pain
Can take it away
Et à la fin de l'envoi, je pleure.
Ou comment celui qui m'a infligé une telle douleur,
En un baiser,
Peut me faire pleurer. Sourires à tous prixJ'ai donc décidé de lui donner mon numéro. Avant de partir, j'ai pris un petit bout de papier sur lequel j'ai écrit mon prénom et mon numéro de telephone. Je l'ai glissé dans la poche de ma chemise, près de mon coeur, et je suis parti gaiement, à l'autre bout de la ville, le revoir.
Comme à chaque fois, je remonte la ligne de caisse pour voir s'il est là, et à quelle caisse il travaille. Scrutant méticuleusement chaque hote de caisse, je fini par le voir. Son regard croise le mien, et un sourire illumine son visage. Timide, je hoche la tête pour le saluer et lui sourit. Il me salut à son tour, me regardant de ses beaux yeux. J'achète quelques articles, trois fois rien. Discutant avec Didine au téléphone, je m'approche des caisses en lui demandant de me motiver à lui donner, de m'en donner le courage. Peu avant mon tour, je raccroche. Il a dû entendre ma voix, il a dû me voir sourire et rigoler, c'est important.
"Bonjour" me dit il avec un petit sourire malicieux. "Ca va ?" rajoute-t-il. Il commence à s'intéresser à moi, il s'habitue à ma présence, il engage la conversation, je suis aux anges. Mon coeur bât la chamade, ma gorge est trop serrée pour lui répondre. "Bien et vous ?" lui dis-je, stressé et bégayant. La conversation peut maintenant s'engager. Il me demande si je travaille à côté, et ne voulant pas répondre que j'habite à l'autre bout de la ville et que je suis venu pour le voir, je lui répond qu'effectivement, je travaille à côté. C'est au moment où il m'annonce le prix, "4,37€", que je m'aperçoit que j'ai l'air d'un gland avec ma carte bleue. Je ne peux pas m'en servir, et le seul billet que j'ai sur moi est un billet de 100. "Ah, ben j'ai bien un billet mais il va être trop gros pour acheter ça..." lui proposé-je. "Donnez, j'ai toujours de quoi faire la monnaie.". Je lui donne mon billet, il vérifie qu'il est vrai et je lui lance "J'espère que c'est pas un faux, il manquerai plus que ça !". Il rit un peu et me rend ma monaie. Je range tout ça avec peine dans mon porte feuille et lui dit en rigolant "Ah ben maintenant y'en a beaucoup plus ça ne rentre plus !". Comme d'habitude, il me regarde faire avec ses magnifique yeux et reste d'une patience angélique. Le nez vissé dans mon porte feuille, je lui dit, l'air penaud "Maintenant que je sais, je n'achèterai plus rien en dessous de 5€, promis... Même juste pour venir vous voir.". Je n'ai pas vu sa réaction et je suis parti. Avec mon numéro dans la poche. Je n'ai pas osé, je n'ai pas pu.
La prochaine fois...
08/07/2005Hasard en soldeEn cette joyeuse période de solde, je suis allé acheter un pot de "Bonjour", le café au lait soluble, pour une de mes collègues. Combien je la remercie de m'avoir laissé piocher dans sa boite de "Bonjour", acte cupidonnique qui m'a permis de passer à Atlantis ce midi là...
Comme à mon habitude, je choisi soigneusement la caisse en fonction de l'hôte. Un garçon, bien sûr, suceptible de me faire plaisir aux yeux si possible. Je choisi la caisse "moins de dix articles" et j'attend quelques minutes. J'arrive devant le jeune homme et là, impossible de retenir mon sourire. Mon souffle, lui, se retient tout seul. Il est d'une beauté touchante et incroyable, des yeux bleus perçants, qu'il ne décroche pas de mon visage pendant que je cherche quelques pièces dans mon porte monaie. Une voix d'une douceur divine au moment où il me souhaite bonne journée. Une peau doucement bronzée, ou mat, que l'on voudrait embrasser toute une nuit. Et un sourire discret et séducteur au moment où je pars. Un moment de pur bonheur et de plaisir, un nirvana d'émotions.
Je suis séduit. Je suis touché. Je suis exhalté. Je suis complétement sous son charme ravageur. Je souris, le coeur léger, les yeux dans le vide. Mon air niais ne trompe personne au moment où je retrouve un de mes collègues, à qui j'apprend au passage que je suis homo. Ca le fait rigoler, je ne peux pas m'empécher d'y retourner. Je flane un moment dans le magasin, cherchant ce que je pourrai bien acheter. Je fini par prendre une brioche et retourner à sa caisse. D'abord surpris de me revoir, il joue le même cinéma qu'au premier passage, encore plus grand sourire et doux regard qui me font battre le coeur à 100 à l'heure.
Le coup de foudre. Perché sur mon nuage, rien à pu me faire perdre mon sourire ce jour là. Mes collègue ont eu l'impression que je "papillonnais" tout l'après midi, insouciant et gracieux, doux et heureux. Je repense à lui et je souris, je n'ai envie que d'une chose : le revoir.
Ce midi, je décide d'y retourner. Je le cherche... personne... Déçu mais patient, j'attend une demi heure et j'y retourne. Il est là, à une autre caisse, toujours aussi beau que la veille ! J'en profite pour faire quelques courses, prenant soin d'éviter les capotes et le paté, pour faire bon genre.
Je repasse à sa caisse. Il a le même regard pour son client précédent, manifestement homo, mais sans le sourire. "Il doit en attirer des homos, vu comme il est beau, ça doit le souler..." me dis-je. Mon tour arrive, il regarde son portable dans sa poche au moment où je me poste devant lui, stressé. Puis il lève son regard vers moi et semble très surpris de me revoir. "Bonjour !" me sert-il avec un grand sourire. Mon coeur bat, mes mains tremblent, c'est maintenant que je dois lui demander son numéro ou l'inviter à prendre un café. Je n'ose pas, grand timide que je suis, j'emballe mes courses en souriant et en tremblant. J'ai envie de lui parler, de lui dire que je veux le revoir, de tout... Mais rien. Il continue à me fixer et à me sourire, mes battements de coeur m'empèchant de lui demander quoique ce soit d'autre qu'un sac. Il me parle un peu, je kiffe sa voix. Toujours le même "au revoir" et ce sourire qui me transcende.
... C'est Lui que je veux. Aucun autre ... 05/07/2005Sex AddictUn ami m'a dit un jour :
"C'est une drogue le sexe. Plus tu en as et plus tu en veux. Tu sais que tu peux avoir ce que tu veux alors tu en profites et tu en veux toujours plus. J'ai été comme ça. Je baisais sans arrêt, je ne voyais plus mes amis, je trainais dans des endroits de plus en plus glauques pour trouver ce dont j'avais besoin."
J'ai compris de quoi il voulait parler ce jour là. Parce que moi aussi, l'espace d'un instant, d'un moment, trop longtemps, je suis devenu sex addicted. Un nouvel appart, un nouveau boulot, des nouveaux amis... et je me suis soudain senti perdu, loin de chez moi. D'ailleurs, "chez moi" n'existe plus. Chez moi c'était à Orléans, avec Aurélien. Je me demandais, tout à l'heure dans ma voiture, comment je pouvais m'aimer, m'accepter et me laisser vivre, après avoir détruit ce qui faisait ma vie. Plus le temps passe, et plus j'ai du mal à me pardonner d'avoir quitté Aurélien. Perdu, donc, et seul.
J'ai d'abord essayé de sortir avec des garçons. Après Ghislain, je ne croyais plus à grand chose. J'ai alors rencontré Pierre, beau et charnel. Du sexe, c'est tout ce qu'il a laissé naitre entre nous. Et je l'ai quitté pour ça. Ensuite, il y a eu Yann, mystérieux garçon tacite. Là, ce fut tout le contraire. Impossible de lui faire l'amour, et vice versa. Une relation platonique et frustrante. Il ne me plaisait pas beaucoup, mais j'avais décidé qu'on vivrait une belle petite histoire d'amour. Et puis, il m'a quitté à la terrasse d'un bar, utilisant les mêmes mots que Ghislain. En plus de m'avoir blessé dans mon égo, il avait rouvert une plaie béante que Ghislain avait entaillé quelques mois plus tôt. Des mots d'une cruauté sans nom, humiliants et blessants.
"Je suis bien quand je suis avec toi... Mais quand tu n'es pas là tu ne me manques pas."
Je ne vois pas quels mots pourraient me faire plus mal que ceux là. Même que mon homme me trompe, je l'accepterai mieux. C'est peut être prétentieux de vouloir être indispensable, mais pour moi c'est ça l'amour.
C'est à ce moment que j'ai emménagé, que j'ai eu une certaine indépendance. J'ai découvert le réseau gay nantais comme je ne l'avais pas encore vu : foisonnant. Mon nouveau portrait sur les sites de rencontre annonce encore plus clairement la couleur : "pas de prise de tête, des plans cul et accessoirement l'amour", même si au moment de l'écriture, je ne voulais pas de quelque chose dans ce genre. Mais ça a marché. Je me suis mis à rencontrer mec sur mec, sans forcement m'empécher de coucher le premier soir. De plus en plus envie de céder à la facilité du plan cul. Et puis la semaine dernière j'ai rencontré deux garçons qui ont plus comptés que les autres. Le premier, le gentil rockeur, devait repartir dans la semaine, je me suis donc blindé en conséquence. Le deuxième, un "gentil chieur" m'a tapé dans l'oeil. Il m'a plut, il m'a séduit, en me racontant sa vie, en rigolant et en ronchonnant. Je savais qu'il partirai, lui aussi, et qu'il ne reviendrai pas. Mais je pensais avoir un peu de temps devant moi. Et puis il m'a annoncé son départ à la fin de la semaine dernière. Le vide m'a de nouveau envahi, je me suis pris une claque monumentale dans la gueule. Pas de sa part, mais de celle de ma peur, celle de mon coeur. J'ai alors redoublé d'attention pour mes plans cul.
C'est là que j'ai touché le fond. Je n'ai pas pu aller travailler vendredi à cause d'une violente migraine, provoquée par mes veilles très tardives dans les bras de garçons. Samedi soir, je suis allé à l'anniversaire d'un ami, et je me suis soudain vu pris d'une crise de paranoïa aigüe. J'avais l'impression que tout le monde se dressait contre moi pour faire l'inventaire de mes défauts. Je me suis enfuis dès que j'ai pu, en pleurant accroché à mon volant, triste de quitter mes amis, l'âme vide et fatiguée. Et puis dimanche, sans même m'en rendre vraiment compte, j'ai couché avec deux garçons différents dans l'après midi. Vidé, heureux, mais pas forcément fier, je me suis endormi tout seul, encore.
Et puis hier, envahi de messages d'adeptes de plans cul, je me suis retrouvé en face de ma conscience. Un homme d'un certain age m'a proposé de l'argent pour coucher avec lui. Il s'avère que je vais avoir beaucoup de mal à finir le mois, une fois encore et que je suis de plus en plus juste niveau fric. J'ai accepté... et j'ai pété un plomb. J'avais les nerfs à fleur de peau, je hurlais après tous les gens qui m'adressaient la parole. Et puis au dernier moment, avant de partir de chez moi, j'ai refusé, je me suis dégouté et je me suis dit que je ne pouvais pas faire ça.
Ce qui ne m'a pas pour autant empécher de coucher avec un mec le soir même, et d'en faire venir un deuxième une fois le premier parti... Mais ils me plaisaient, eux.
Je ne pense pas que je sois guéri de mon addiction au sexe, tout simplement parce que j'aime ça et que je ne l'assume pas si mal. Mais une nouvelle crise m'a fait franchir un nouveau pas. Aujourd'hui, le 5 juillet 2005 au soir, j'ai enfin désacralisé le sexe. Peut être celui-ci ne me fera-t-il plus peur. Sandrine, une fois de plus, m'a remonté le moral et le courage, et m'a prouvé que mon état d'âme de ce week end était ridicule, et que cet article est ridicule.
Au final, je me rend compte que tout ce sexe, je ne le veux que pour combler un manque. Un manque de tendresse, d'attention, d'amour. Mais rien n'y fait. Ce n'est pas en baisant qu'on se sent moins seul. C'est en aimant.
... Voilà, et puis quelque part, je suis fier de moi ... 02/07/2005Gare à l'Anaconda !Hier, j'ai reçu un message sur le fameux-site-de-rencontre.
"Salut toi je m'appelle K. j'ai 21ans. Je vis seul et je peux recevoir. Je suis ttttbm, très sportif, actif et passif. Je veux t’envoyer photo de moi visage et NU mais il me faut ton adresse email. As tu une web cam ? J’ai msn messenger pour chatter et se connaître mieux je te file mon adresse msn qui est [...] sur MSN. A plus j'espère."
Curieux comme je suis, je l'ajoute à mes contacts. La conversation "s'engage" si on peut dire et il me demande très vite une photo de moi. Après avoir ralé un peu, sachant mon profil plein de photo, je fini par lui envoyer. "Tu en as pas une plus dénudée ? torse nu par exemple ?". Il commence à me chauffer les oreilles, mais il fait de même et m'envoie 3 photos. La première, de son visage et son buste. Un sourire à tomber, des yeux bleus magnifiques, un torse à croquer, plein de muscles bien dessinés... Le rêve incarné. La deuxième montre son sexe, demi-mou... Un truc gigantesque, monstrueux qui te remonte jusque dans la gorge si tu fais pas attention !! Y'a de quoi avoir peur. Et être excité ! La troisième, peu intéressante, montre son sourire et son derrière dans une position peu convenable.
Je reste perplexe. "On se voit quand ? :)" lui demandé-je. "Pas avant que tu m'aie envoyé des photos de ton sexe" me répond-il. Tout de même assez intrigué, ne serai-ce que pour l'aspect scientifique de la chose, je fais un effort et lui envoie. De moins en moins patient, il m'envoie un fichier Word qu'il me somme d'accepter...
Je me permet de le citer, car il est manifestement un grand poète :
"J'aimerais recevoir les photos suivantes de toi :
1) photo de ton visage gros plan
2) photo de ton visage et torse nu jusqu'a la taille
[...]
5) photo de toi NU de face avec visage visible en entier sexe pleine érection de face
6) photo de toi NU de face avec visage visible en entier sexe pleine érection de profil
7) photo de toi en entier (tête aux pieds) visage visible avec sous vêtement
8) photo de toi en entier (tête aux pieds) avec sous vêtement différent de 7) si tu as plusieurs types de sous vêtements
[...]
16) photo montrant ton visage en entier avec ton sperme sur ta bouche fermée et lèvres
[...]
23) photo de toi visage visible ou tu te godes avec gode ou objet qui y ressemble
[...]
25) photo de ton choix montrant ton sexe ou fesses ou ton sperme
P.S : mon adresse email pour tchatter sur msn messenger est : ... "
Quel charmant jeune homme ! J'adore son côté romantique. J'embraye, un peu irrité : "Bon, écoute, je veux bien faire un effort mais faut pas exagérer... Si tu les veux, tu viens les faire !". Peu de réaction semble-t-il, il ne daigne même pas répondre. J'achève la conversation... "Bon, si tu veux me voir tu as mon adresse, hein". "Pas sans les photos" me lache-t-il.
"Bonne soirée à jamais", lui dis-je alors avant de le bloquer.
Y'a franchement des mecs qui se prennent pour des Dieux sur pattes, ici bas. "Bas" est bien le mot, je le trouve plus bas que terre ce minable. Bref, chacun son trip, moi je suis pas photographe ! ^^
Et puis les anacondas ça me fait peur ! :)
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| J'écoute : On Aime de Jean Louis Aubert..
Je regarde : mes poings saigner.
Je lis : la tristesse dans mes yeux.
Je joue : à me faire souffrir.
Je mange : trop de coups dans la gueule.
Je bois : le sel de mes larmes.
Je cite Djyp : "On a ce qu'on choisit."
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