Le Blog du Blondinet

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Blog Thérapeutique.



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PS : Pour les commentaires à la con, passez votre chemin, je m'en fous.
Surtout des commentaires des chieuses qui ont rien à foutre ici ou ceux des emmerdeurs qui viennent pour ne rien dire.

27/05/2005

27/05/05 - 19:57

En manque...

L'amour, c'est comme une drogue. Quand on en a pas, on a une vague sensation de manque qui nous saute dessus à chaque coin sombre de la vie.

Moi je suis en manque. Je transpire et j'ai mal de tête, je cherche par terre si je peux pas trouver un bout d'amour abandonné pour assouvir mon besoin. J'en trouve souvent, mais je sais très bien que ça ne me rassasiera pas. J'insiste, je l'use jusqu'au bout, je le regarde sous tous les angles pour voir si je ne peux pas, malgré tout, m'en satisfaire, mais en vain. D'autres fois, je trouve un morceau d'amour qui peut servir, alors j'y crois, je me sens bien, j'en abuse et puis le bout d'amour se tarie et fini par me jeter.

Moi je suis en manque. J'ai mal au ventre et mes yeux pleurent. Je repense sans cesse à mes dernières doses qui m'ont fait planer. Je regrette d'avoir jeté ce qu'il en restait et d'avoir pensé que je pouvais me sevrer. Je crève d'envie de revoir le dealer qui m'en a fournit de la si bonne qualité, mais je sais qu'il a raccroché, ou qu'il est parti dealer ailleurs. Je hais son nouveau client d'ailleurs, parce qu'ils s'échangent leurs doses en souriant. Parce que quand ils sont tous les deux, ils sont complètement défoncés à l'amour, leurs yeux pétillent et ça, je ne le supporte pas.

Moi je suis en manque. Et aujourd'hui, j'en ai marre de me voiler la face et de faire croire aux gens que je vais bien. J'arrive pas à trouver de bonne cam pour m'envoyer en l'air, et j'arrive encore moins à en trouver une qui me fasse planner très longtemps. Peut être que je cherche dans le mauvais quartier, j'ai pas d'adresse ici, et mes réseaux habituels me lâchent. Peut être aussi que j'ai besoin de quelque chose de plus fort et de plus rapide. Mais le problème c'est que je me suis tellement défoncé avec des trucs tellement fort que je retrouve plus les trips d'avant. Peut être aussi que je devrais faire une cure pour me sevrer et qu'après, la rechute sera bien meilleure.

Moi je suis en manque. Et il est temps que je l'admette. Ma rupture avec Aurélien est la seule chose que je regrette dans ma vie. Même Thomas ou Cyril font pâle mine à côté de lui. Je l'aimais comme un fou et je ne le savais même pas. J'étais accro à lui. Accro à ses blagues, à sa voix, à son corps, à nous. Avec lui je planais, mais les descentes étaient de plus en plus difficiles et je ne les supportais plus. Ces descentes, elles étaient trop nombreuses, parce que j'avais peur de faire une overdose. Je ne connaissais pas encore cette drogue et elle me faisait peur. Et maintenant que je n'en ai plus, moi je suis en manque... Il me manque...

Moi je suis en manque, aussi, parce que j'avais trouvé une autre drogue, peut être plus forte, mais moins tenace, pour oublier Aurélien. Ghislain m'a fait planer comme Cyril l'avait fait à son époque. C'était un trip exceptionnel, qui faisait d'autant plus de bien qu'il me sevrait d'Aurel. Mais ce dealer là n'aime pas avoir de client fidèle, ou peut être que je ne le payais pas assez bien... Cette fois ci c'est mon dealer qui m'a laissé tombé. J'ai erré dans un grave état de manque après ma dernière dose, sans touver de substitut, je pleurais et j'avais mal partout, mais maintenant je vais mieux. Je dis non à l'amour si je sais qu'il n'est pas bon pour moi. Une petite cuite de temps en temps, mais trois fois rien. Je voudrais trouver celui qui ne me fera pas plus de mal que de bien, une petite drogue douce qui passe bien et qui me dure... Mais par les temps qui courrent, ce n'est pas ce qu'on trouve le plus.

25/05/2005

25/05/05 - 13:00

La mouche et le chat

Le petit chat, pour la première fois de sa vie, a vu une mouche. Son instinct de prédateur au coeur, il rampe doucement par terre pour s'approcher d'elle. Et tout à coup, toutes griffes sorties, il saute sur sa victime avec toute la maladresse de son jeune age.

La mouche, tranquillement, s'envole et virevolte au dessus de sa tête. Le chat, surpris, se lève sur ses petites pattes arrières, donne des petits coups de griffe dans le vide, puis, perdant l'équilibre, tombe sur le dos. La mouche, insouciante, s'en va se poser plus loin.

Le chat n'en revient pas. La petite bête noire bougeait toute seule et faisait du vent sur son museau. Il voulait jouer avec mais l'a perdue de vue. Apercevant un petit caillou noir par terre, il se réjouit et saute dessus. Mais le caillou ne bouge pas. L'air un peu perdu il s'assoit et regarde en l'air.

Des mouches, il en reverra dans sa vie. Mais celle ci était la première, elle avait quelque chose de particulier. Alors les autres mouches, il jouera peut être avec, mais elles l'agaceront plus qu'elles ne l'amuseront.

Aujourd'hui, il chassera les mouches. Elles lui feront peur, mais, avide d'expérience, il ne se laissera pas impressionner. Après tout... ce n'est qu'une mouche.

22/05/2005

22/05/05 - 22:25

60 rue du Colombier... Un appart, une histoire.

Ca y est, j'ai trouvé un appartement à Nantes. J'aurai les clés Mercredi, et j'emménage Lundi. Avis à tout ceux qui veulent m'aider ! C'est un T1 bis, tout en longueur et mansardé. Une baignoire, une petite cuisine et une immense pièce principale où je pourrai mettre plein de choses...

Tout ça me refait penser à mon ancien appart, à Orléans. A Aurélien aussi, qui me manque beaucoup. Elle était belle cette vie. J'ai emménagé là bas avec Aurélien, à la fin de mes études, en 2003. Nous étions heureux et amoureux, depuis 6 mois déjà. Nous ne nous quittions jamais, et nous dormions soit dans mon petit lit une place, soit chez sa grand mère. Alors nous avons décidé de prendre un appart ensemble.

Dès que nous avons emménagé, tout le monde le trouvait top :



Nous avons vite commencé à inviter nos amis, par exemple, Damien, le plus beau garçon que j'ai connu :



Cette année-là, le jour de l'an est arrivé très vite, et nous l'avons fêté en petit comité, à l'appart, avec les amis d'Aurel :



Au travail aussi je me suis fait de bons amis, comme Cédric, mon hétéro préféré, ici en plein calin devant mon pc :



Il y avait des grosses bouffes, comme par exemple la tartiflette avec mes potes de l'IUT :



Et puis Aurélien est parti, et l'appart est devenu si vide, je n'étais plus que l'ombre de moi-même... Et surtout les garçons ont commencé à défiler ! Ici, par exemple, une soirée avec Greg :



Les murs de cet appart étaient si grands et si blancs que je me suis pris de faire des scéances cinémas. Merci Tech-Bourgade pour le vidéoprojecteur !



Aurélien parti, la déchéance a commencé, et les cuites se succédaient :



Heureusement qu'il me restait de vagues moments de lucidité pour faire le ménage dans la belle cuisine équipée de chez Schmidt (tiens tiens...) :



Et puis le dernier a avoir connu l'appart a été Ghislain (toujours à prononcer guilin ;) ) :



Ghislain, Ghislain, Ghislain, Ghislain... Il a été ma dernière obsession... Et ma dernière folie Orléannaise. Je n'aurai pas dû, mais je suis heureux de l'avoir fait. Est-ce que ma vie à Nantes sera différente ? Sera-t-elle mieux ? En tout cas, j'ai vécu des belles choses à Orléans, et pas seulement dans cet appartement. Je commence à en vivre de belles aussi à Nantes. La vie est belle, mais moi je voudrais qu'elle soit magnifique ! Elle l'était avec Aurélien au numéro 60 de la rue du Colombier, et j'espère qu'elle le sera aussi ailleurs, avec un autre garçon...

22/05/05 - 15:56

Vieillir, c'est mourir

Lorsqu'il a eu 6 ans, mon petit frère a décidé de cesser de grandir. Il ne faisait plus aucun effort pour apprendre à parler. A ce moment, dans sa tête, "grandir, c'est partir, puis mourir." Les raisons qui l'ont poussé à penser ça lui sont propres et je ne reviendrai pas dessus, mais il a su franchir le pas et recommencer à progresser. Doucement, mais déjà plus surement.

Aujourd'hui que sa peur est passée, c'est moi qui l'ai. J'ai toujours eu peur de vieillir, mais aujourd'hui un peu plus qu'avant. Depuis la mort de mon grand père, tout le monde me parle sans cesse de mort. Ca a commencé avec le doute de ma soeur sur l'avenir de mon arrière grand mère, ensuite ma mère qui flippe d'avoir un accident d'avion et qui me parle d'héritage, et maintenant mon père qui me parle de sa mort. Il me dit que d'après l'espérance de vie qu'il a, il n'a plus que 30 ans à profiter de la maison qu'il a construit de ses mains mais qu'il n'habite pas encore.

Et puis au delà de la peur de la mort, ma cousine traverse la crise de la trentaine. Elle aura trente ans cette année, et maintenant qu'elle a quitté son copain avec qui elle ne voulait pas d'enfant, elle se dit qu'il serait temps pour la maternité et elle pleure. Décidemment tout le monde flippe dans cette famille. Moi pourtant, je serai heureux d'avoir trente ans. Quand j'aurai trante ans, mon petit frère en aura dix-huit. Quand j'aurai trente ans, je trouverai mon homme beau et mûr juste comme il faut pour le croquer à pleines dents. Quand j'aurai trente j'aurai acheté un appartement et j'aurai un bon boulot. Quand j'aurai trente ans, qui sait, je serai peut être papa.

Et pourtant vieillir ne m'enchante pas. J'ai trop peur de vieillir seul. Comme dit Cali, "le bonheur s'aggripe trop mal aux gens seuls". Et puis quand j'aurai trente ans, est-ce que j'aurai enfin trouvé un boulot qui me plait ? Et aussi, quand j'aurai trente ans, qui restera-t-il auprès de moi ? Il y a trop de gens qui ont raté leur vie autour de moi. Mon oncle s'est réveillé un beau matin de quarantaine en se disant qu'il n'avait ni femme ni enfant, et désespéré, il n'en trouvera peut etre jamais. Ma tante qui se morfond dans sa banlieu, à bientot quarante balais, est une vieille fille bourrée de manies de célibataire endurcie. Alors je me demande, et moi, que serai-je à trente ans ? Peut être que je finirai comme le disait mon cousin, en vieille folle décrépie, à siroter un whisky dans un piano bar...

Moi la vie elle me plait, et j'ai pas envie de la perdre. Dans tous les sens du terme.

17/05/2005

17/05/05 - 20:41

Quel dur-à-cuire !

Je vous ai pas dit ? Mon grand-père est mort ! Ah oui mais ça fait longtemps maintenant, c'était en Janvier. Je l'ai revu entre Noël et Jour de l'An, il sortait de l'hopital. Des années que je ne l'avais pas vu si en forme... J'aurai dû me douter que c'était le coup de bien-être avant la fin.

J'étais parti au Havre voir Sébastien. Le Mardi, ma mère m'appelle et tombe sur mon répondeur. D'un ton sec et froid, elle me dit "Matthieu ? Papy est mort. Rappelle moi.". Le ton était donné. Il faut bien l'avouer, ma mère n'aimait pas son père. Elle l'aimait comme son géniteur mais sans plus. Aucun amour n'émanait de leur relation, et cela affectait tout le monde. Moi non plus il ne m'aimait pas trop, et c'était très réciproque. La seule fois de ma vie où il m'a vraiment adressé la parole, je devais avoir 16 ans, et, seuls, il m'a dit : "Tu te protèges ?", ce à quoi je lui ai répondu "euh... oui". Et c'est tout. Et c'est peu. Bref, l'amour, il en avait fait des confettis toute sa vie, et il n'en a eu que le retour de flamme. Ce message de répondeur, il ne m'a rien fait sur le coup, je le savais, je l'attendais, et je m'en foutais. Mais quelques temps après, je me suis quand même rendu compte qu'il m'avait fait quelque chose puisque je l'avais sauvegardé par erreur.
Dans l'après midi, j'ai rappelé ma mère. "Ca va ?" "Ca va.". Le ton était clair et las, inutile. Elle s'est ensuite prise de me faire le planning du jour de l'enterrement comme une journée de shopping. "On l'enterre Vendredi. Fénérarium à 11h, ensuite, il voulait se faire incinérer, et le plus proche est Orléans [80kms]. La crémation dure 2h alors on ira manger pendant ce temps. On l'enterrera à 17h et ensuite on ira manger chez moi, je ferai un buffet."... Silence. Elle rajoute : "Tu sais, je ne l'aimais pas beaucoup, ça me fait de la peine parce que c'est mon père, mais c'est tout.". "Je sais", lui répondis-je.

Le soir, des amis de Sébastien ont passé la soirée avec nous. J'ai rarement autant rit ! Nous avons joué à Mario Kart Double Dash en déconnant, et chaque fois que je perdais, je me défendais : "Oh vous êtes méchants, mon grand père est mort !!". Mon détachement faisait passer avec douceur mon cynisme. Et puis le temps passe, et je rentre à Vendôme le Jeudi soir. Plutot que de m'enterrer avec la famille qui fouille partout dans les affaires du vieux et qui se fout poliement sur la gueule (faut pas trop secouer la nouvelle veuve...), je vais voir ma soeur.

Effondrée, je la trouve fatiguée et rongée par le remord. Elle ne dort pas depuis 2 jours, elle est exténuée. Le dialogue s'engage, et je lui raconte ma façon de voir les choses. Notre grand père ne nous a jamais vraiment aimé, et qui plus est, nous sommes ceux qui étions le moins proche de lui. Nous parlons de son intolérance et de ce qu'il a fait subir à notre mère. Et puis, maintenant qu'il est mort, toute la famille sait que je suis homo. La grand mère me disait "Oh ! s'il sait ça, ça va le tuer !". Comme quoi, il n'a pas attendu de le savoir. Et puis j'ai fait rire ma soeur. Du moins j'ai remis la situation à la place qu'elle n'aurait pas dû quitté. Une anecdote bénine qui va nous faire chier pendant toute une journée. Et puis nous nous outrons sur le déroulement de celle-ci. Je lui apprend le programme. "QUOI ? On va manger pendant qu'il se fait bruler ? Mais c'est gore !!". Et puis nous avons fait un humour noir décapant, dérangeant et bon pour le moral. "J'espère qu'on ira pas à Buffalo Grill !" "Oh oui ! un steack bien cuit !". Nous avons beaucoup rit, nous avons même joué à Mario Kart, histoire de se détendre complètement.

Tellement détendus, que ma soeur n'a pas réussi à se lever le lendemain, et elle est arrivé en retard au funérarium. C'est d'un goût ça aussi !

Bref, le lendemain, il faisait froid, le ciel était gris, des souvenirs d'un autre enterrement me revenaient, où le ciel était bleu et où mon coeur était serré. Et puis le funérarium, comme à chaque fois, j'attends devant la porte qu'on ferme le cercueil, je dis bonjour aux gens connus, j'observe les inconnus, je baisse les yeux quand les gens sortent en pleurs. On ferme le cercueil, tout le monde rentre. Ma mère, l'ainée, a décidé de lire un texte à la mémoire de mon grand père. Ca donnait quelque chose comme :

"[...] tu as été un mari, un père, dur mais juste [...], tu nous as fait une belle surprise en regardant dans tes affaires, sacré farceur."

Ce n'est pas de ma mère que j'ai hérité mon don pour l'écriture, c'est certain. Mais elle as prononcé ce court texte d'un ton sec, en contenant sa rage dans le souffle qu'elle étouffait dans sa gorge. Emmitoufflée dans son manteau de fourure synthétique, elle était fier et ne souriait pas, ni ne pleurait. Elle était comme je l'aimais et comme je la connaissais : Grande.

Nous prenons la route. Chacun essait de trouver une voiture, ma grand mère insiste pour monter dans le corbillard. Une heure de route. Ma soeur se dévoue pour ne pas laisser ma grand mère seule avec un inconnu et un mort. Rigolons.

Le cortège démarre. Il fait froid, le chauffeur met le chauffage à fond... Très vite la chaleur est aussi insoutenable que l'ambiance et ma soeur essaie de descendre la manette du chauffage qui lui reste dans la main ! Bon, espérons que le voyage ne soit pas trop long... Arrivé à Orléans, mon beau père décide de foutre sa merde, sa faisait longtemps. Il prend les rennes du cortège pour un "raccourcis"... et se perd ! Tout le cortège, mon beau père en tête et le corbillard au milieu à faire des tours de rond-point au milieu d'Orléans, ça a mis tout le monde de bonne humeur, surtout ma grand mère.

Le crématorium. Enfin arrivés, on mène le cercueil à la chapelle. Ma soeur, en longeant les colombarium, me souffle à l'orreille "Vivre toute sa vie en HLM... et mourir en HLM... y'en a qui en veulent...". Petite musique d'ambiance, en attendant que le four préchauffe puis on y mène le vieux. Le spectacle est proposé à travers une vitre, le traumatisme se lit sur tout les visages. L'horreur envahit le coeur de tout le public. Et puis la faim envahit leur estomac. En partant, ma soeur remarque un des employés du crématorium qui vérifie, dehors, si sa cheminée tire bien. Curieux.

Nous partons manger, un peu plus loin. Le choix se porte sur un Mac Do. Choix curieux, mais simple. Tout le monde mange de bon coeur, discute, rigole, on oublie le vieux qui cuit. Deux heures plus tard, la crémation est terminée, on doit y retourner. Nous sommes installés dans une petite salle d'attente un peu glauque, en retrait au fond de la chapelle. On discute, certains se sont tut, d'autres rigolent encore. Il n'y a pas de place pour tout le monde. Soudain, un homme fait irruption dans la pièce et jette précipitament une urne sur la table. Ma grand mère fond en larme. Il a dû se brûler, ça sort du four. Tout le monde s'est interrompu à l'entrée du jeune homme. Il se redresse, l'air impassible, et nous annonce : "La crémation est terminée.". Nous nous recueillons quelques instants, puis nous rentrons. La nuit va tomber vite, il reste la cérémonie au cimetière de Vendôme.

Pour la route du retour, je monte avec ma soeur, accompagné de mon cousin, et, l'urne est vagement attachée dans la voiture pourrave d'un oncle que je n'aime guerre par une ceinture de sécurité. La discution existentielle s'engage, je ne veux pas faire de vague, il n'est pas temps de faire savoir que je m'en fous. Qu'il m'a fait du mal. Qu'il en a fait à ma mère. Que je n'attendais que ce jour, pour enfin voir ma grand mère vivre. Qu'il est mieux là où il est. Qu'il n'emmerdera plus personne. Qu'il va nous manquer, peut être. Qu'il était mon grand père malgré tout. Le dernier qui plus est. Que je ne l'oublierai pas mais que je ne le regretterai pas.

Et puis nous arrivons à Vendôme. Le cimetière commence à s'assombrir, l'ombre des arbres recouvre les tombes et cette belle colline venteuse et désolée. En m'approchant de la tombe, je dicerne un luminion qui éclaire doucement les Croques-mort qui déposent l'urne au fond du caveau que ma grand mère a réservé pour venir le rejoindre. "Il restera une place, nous avait-elle dit, les yeux humides, "comme ça, si l'une de mes filles est seule, elle pourra venir avec nous.". Elle ne pouvait pas supporter que mon grand père se fasse incinérer. Elle ne peut pas faire son deuil sur des cendres, et sa douleur est d'autant plus vive. "C'est ce qu'il voulait" répétait-elle, en pleurant. Une cérémonie courte, il commence à faire froid et nuit. Le curé est préssé et impatient, nous sommes en retard.

Avant de repartir, nous avons la chance de discuter un peu avec un cousin, jeune adolescent qui pour de sombres et tristes raisons n'a plus toute sa liberté. Il est devenu grand et fort mais pleure d'avoir perdu un des seuls hommes qui a compté dans sa vie. Chacun reprend la route, les voitures se mélangent et s'entrecroisent. J'ai la mal chance de me retrouver avec cet oncle peu aprécié, et sa femme, que j'aime et je plains tellement. Il sème le cortège et fini par s'arrêter près d'un bar, en centre ville. Il stationne sur un arrêt de bus, éteind le moteur, et nous invite à aller prendre un demi. Pas de vague, j'accepte, je m'en doutais, alcooliques comme ils sont, je ne pouvais pas me dresser face à eux. La nuit tombe doucement sur l'épave que je regarde à travers la vitrine du bar. J'ai honte. Honte pour mon oncle, et surtout pour sa femme, qui sirote sa bière, le coeur serré, laissant sa famille de côté pour répondre à l'appel de l'alcool. Ils font un loto, puis se décident enfin à repartir.

Chez ma mère, tout le monde nous attendait. Ma mère est outrée de leur comportement. Moi aussi. Peu importe, ce n'est pas ce soir que je changerai les gens. Et encore moins ma famille.

Le jour de sa mort, ma grand mère devait recevoir les résultats d'un examen de mon grand père. Il n'en a jamais su le contenu. J'ai appris ce que révélaient ces analyses plusieurs mois plus tard. Il allait devenir tétraplégique. Dans le tiroir de sa table de nuit, on a retrouvé des révolvers datant de la guerre d'Algérie. Des révolvers en parfait état de marche et bien entretenus. Il y avait des balles aussi. Si la nature ne l'avait pas empèché de connaitre ses résultats, il l'aurait devancée. Ironie, ma mère a souhaité récupérer ces armes comme souvenir. Je trouve ce symbole magnifique et tellement réaliste. Son souvenir sera basé sur un outil de malheur et de mort...

Mon cousin et moi sommes vite partis de la petite reception, pour fuir les banalités, les grandes gueules et les cons, et nous avons fini la nuit ensemble à picoler de la vodka orange.

A ta mémoire Papy... Et à notre santé.

06/05/2005

06/05/05 - 19:46

Orange !

Ah, je les aime chez Orange... Passez une journée entière à recevoir des appels et dépanner des gens pas forcément agréables. Ensuite, rentrez chez vous, agacé d'avoir vu que des gens horriblement moches à Leclerc. A ça, ajoutez une semaine plus ou moins sympatique, voir badante sur les bords.

Et là, Orange vous appelle...

" [très loin] Allo ? Euh vous m'entendez ?
- Non.
- Alors c'est que vous m'entendez !
- Euh oui...
- Bon.. Hum... Bonjour Monsieur Mattleo ! Envoyez-vous des SMS ?
- euh oui...
- Savez vous à combien vous les payez ?
- à 15c par texto.
- Et non ! à seulement 13c d'euro !
- ah ? waaaaah ! -_-
- Savez vous que gningningningnin...
- Non mais j'envoie pas 80 textos par mois...
- Mais c'est intéressant à partir de 50 !
- Mais j'en envoie pas 50 !!
- Vous en envoyez 40 par mois...
- Ah bon ?
- Ah oui je me suis renseigné sur vous avant de vous appeler !
- Mais quand j'envois un texto c'est impulsif, prendre un abonnement texto c'est me pousser à la consomation !
- Mais enfin, c'est avantageux pour vous !!
- Nan mais de toute façon ça m'intéresse pas.
- Pourquoi ?
- Parce que j'ai pas envie.
- Ah, c'est juste un caprice ?
- Oui.
- OK, je note.
- Oui, notez dans votre fiche que je suis un client capricieux.
- Oui, et la prochaine fois on vous offrira une sucette en offre promotionnelle !!
- *rire* oui ! Bon, au revoir, bon week end.
- Ah mais attendez !
- Quoi ?
- Puis-je vous demander quelle est votre profession ?
- Oui, je suis hotliner *grand sourire*
- ... ["le salaud" se dit-elle] Et votre date de naissance ?
- 16 septembre 1982.
- Merci Monsieur, bon week end.
- Bon week end à vous."

Je raccroche et je suis mort de rire... Je suis vraiment le dernier des gros cons aujourd'hui ! :p Mais j'ai envie de la rappeler pour m'excuser maintenant :-/

01/05/2005

01/05/05 - 20:00

Rêve


Y'a des photos qui font réver... Ils respirent pas l'amour ces deux là ?

C'est trop mimi !

 

J'écoute : On Aime de Jean Louis Aubert..
Je regarde : mes poings saigner.
Je lis : la tristesse dans mes yeux.
Je joue : à me faire souffrir.
Je mange : trop de coups dans la gueule.
Je bois : le sel de mes larmes.
Je cite Djyp : "On a ce qu'on choisit."